Fusains de FranMi











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Suspense printanier

moname





















Et Dieu créa la femme

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Au coeur d'une mère

moname













Le rêve

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Fusains

Suspense printannier

A l’arrière des vifs embruns dissipés,
siffle le souffle sournois des gels enrobés.
Que la lune nouvelle, de brume embuée,
annonce à la nuitée, le mars frais et nippé.


Vents matinaux, Eole, et vous, vents zélés,
Soufflez cristaux, douce lumière dissoute,
fêtez belle gaïa, par l’hiver en déroute,
forcez graines, germes, donnez leur l’envolée.

Voici qu’arrivent là, les derniers mariés,
qui comme toute nature sens en éveil,
donnent reins ceints, balancent sourires à merveille.
Ils flambent pour l’an nouveau, donnent feu allié.

Que brûle bûle, bois de l’année écoulée !
Que sorcière en crasse, s’efface en fumée !
Que vitrail s’ouvre, toutes couleurs effacées,
Pour un amour, élan de tendresse, l’hyménée !

don Pedro

Et Dieu créa la femme

Air, terre, eaux,
tout  était en place :
animaux, végétaux, minéraux.
Le rien perdait la face.

L’homme pensif attendait.
Il avait le pouvoir, la pensée...  
n’était que moitié, à jamais,
avec personne à qui parler
 
Comme l’artiste, de la matière brute,
Dieu prit de l’homme,
 façonna, sculpta, les courbes aligna

en tout parfait il pensa;
la voilà créative, inventive belle,
aimante, amante, charnelle.

don Pedro

Au coeur d'une mère

Repose, enfant, sur la litière maternelle,
 Au creux de sa tête image éternelle.
 Profile-toi comme une demande suprême,
 A ceux qui ne restent pas l’âme blême.
 
 Il a fallu un instant,
 Que le phallus un moment,
 Déverse dans la passion,
 L’hymen à l’unisson.
 
 Merveille du voyage,
 Tu parcours sous l’orage,
 Chaos de la déraison,
 Le chemin de la maison.
 
 La litière de tendresse est couchée,
 Là, petite, tu t’installes souchée,
 Comme la semence germée,
 Du plus grand de la ramée.
 
 Caresse ondulante de l’ondée,
 Balance l’espoir sans cesse sondé.
 Là, le rien devient tout,
 L’attente sera de loup.
 
 don Pedro

Le Rêve dessiné

Le monde tourne, roule folie.
L’abus de pouvoir le conduit à sa perte,
claque l’argent de sa main experte,
de l’humain on ne voit que la lie.

 

Pourquoi rester parmi les humains, vivant ?
Comment vivre serein l’instant présent ?
Où trouver l’espoir sans rester dans le rang ?
A moi, en liberté, il ne reste que le vent!

 

Alors, je m’envole.
 En danseuse, me révolte.
 La terre je survole.
 Comme nymphe, me console.
 
 Dans la fraîche douceur matinale,
 de ce chaud matin de printemps,
 je butine la rosée d’antan,
 m’installe dans la corolle boréale.
 
 Perdant l’éclat vif de votre humanité,
 dans vos rôles, « hom’s », vous allez en découdre,
 dans la discorde, vous allez vous dissoudre.
 En rêve, je penserai à vous dans mon éternité.
 
 
 don Pedro

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